De la danse au Service Civique : le parcours inspirant d’Hugo Frézal
- Benoit Delpoux
- 21 août
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 30 sept.
Danseur, professeur, porteur de projet, volontaire en Service Civique, et aujourd’hui artiste-entrepreneur, Hugo Frézale a partagé son parcours lors d’un live organisé pour les 15 ans du Service Civique au centre social des quartiers Sud à Istres. Un témoignage marquant, sincère et motivant, qui montre comment un engagement volontaire peut se transformer en véritable levier pour construire son avenir.

Un départ tôt, une passion claire : la danse hip hop
À 17 ans, Hugo fait un choix audacieux : il quitte Istres pour rejoindre Paris et se former en danse hip hop. Malgré le manque de soutien institutionnel à l’époque, il suit sa voie.
« Je voulais être danseur hip hop professionnel, malgré ce que ça pouvait générer chez ma conseillère d’orientation qui n’était pas forcément d’accord avec mes choix. »
« Je suis parti tout seul à Paris. C’était compliqué financièrement. »
Ce parcours n’était pas tracé à l’avance. Après une scolarité réussie mais sans motivation réelle, Hugo décide de se recentrer sur ce qui l’anime vraiment. Son expérience scolaire devient secondaire :
« J’ai eu mon bac S avec mention assez bien, mais en fait, je ne trouvais plus le sens dans ce que je faisais à l’école. »
Le retour à Istres : transmettre, structurer, s’engager
Après sa formation, Hugo revient à Istres. Il enseigne la danse dans plusieurs structures locales, puis décide de créer sa propre école de danse : l’association Nejma. C’est à ce moment-là qu’il rencontre au centre social La Farandole, celui qui l’aidera à structurer son projet associatif.
Mais son association est jeune, pas encore assez connue pour obtenir des financements ou organiser de grands événements. C’est là qu’intervient le Service Civique.
« Il m’a proposé une mission qui correspondait exactement à ce que je voulais faire. C’était la même chose que les statuts de mon association. »
Sa mission de Service Civique intègre l’organisation d’un événement culturel dans le cadre de la Semaine du Bien-Vivre Ensemble : un battle de danse hip hop, le Battle 138, avec des danseurs venus de toute la France et même de l’international.
« Tous les danseurs qu’on avait invités à l’époque étaient aux JO 2024. »
L’événement est un succès.À l’époque organisé au Magic Mirror, il affiche complet en une semaine :
« On a sorti l’affiche et en une semaine, c’était sold out. »
Un Service Civique à son image
Le témoignage d’Hugo met en lumière une facette du Service Civique souvent méconnue : la possibilité d’adapter la mission au projet du volontaire.
« On ne m’a pas imposé une mission. On s’est adapté à mon projet. Et ça, vraiment, j’ai trouvé ça super. »
Ce cadre lui a permis de réaliser un projet utile pour la ville, tout en étant soutenu humainement et financièrement. Cela lui a aussi donné la possibilité de découvrir le fonctionnement d’un centre social, d’intégrer des réunions d’équipe, de collaborer avec d’autres services.
« C’était un cadre important, fluide, du début à la fin. »
« On travaille beaucoup dans les métiers de passion, souvent sans compter ses heures. Là, j’étais reconnu et encadré. »
Et aujourd’hui ?
Hugo a fait évoluer ses projets. Il vit désormais de la musique, tout en gardant la structure de son école de danse, animée aujourd’hui par un salarié.
« On a monté un studio d’enregistrement. Je vis de la musique. J’ai arrêté la danse, mais on a gardé l’école. »
Il continue aussi à développer des projets engagés, comme celui qu’il mène actuellement autour de la santé mentale et du rap, financé par l’ARS.
Ce que le Service Civique a changé pour lui
Au-delà du projet artistique, Hugo insiste sur un point fondamental : le sens.
« Ce qui était important pour moi, c’était de faire quelque chose qui avait du sens. »
Son message aux jeunes est clair : si tu ne sais pas encore ce que tu veux faire, ou si tu as un projet qui te tient à cœur, le Service Civique peut être un excellent point de départ.
« Le Service Civique, c’est vraiment super adapté pour les jeunes. Ce n’est pas imposé. C’est un tremplin, une découverte, une respiration. »
Son conseil ?
« Va vers quelque chose qui fait sens pour toi. Même si tu ne sais pas encore exactement ce que tu veux faire, le Service Civique peut t’aider à y voir plus clair. »
En résumé
Hugo a fait de sa passion pour la danse un métier.
Le Service Civique lui a permis d’organiser un événement culturel majeur dans sa ville.
Il a été accompagné, soutenu et reconnu dans son engagement.
Aujourd’hui, il vit de ses projets artistiques et continue de s’impliquer localement.
Toi aussi, tu veux te lancer ?
Le Service Civique est ouvert à tous les jeunes de 16 à 25 ans, sans condition de diplôme, et jusqu’à 30 ans en situation de handicap. Pour trouver une mission :
Rendez-vous sur http://www.service-civique.gouv.fr
Ou viens rencontrer un conseiller à la Mission Locale Ouest Provence
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